L'histoire du CPCV

L'histoire du CPCV Est est déjà longue puisqu'elle remonte à la période de l'Occupation. Depuis tout ce temps, il s'est transformé : l'action bénévole d'hier fondée sur des convictions sociales protestantes a évolué vers des activités de formation assurées par des salariés, des formations qui préparent toujours aux fonctions d'animateurs, mais qui se sont aussi élargies à l'insertion professionnelle dans d'autres métiers.

 

Une action de quartier, protestante, à Paris pendant la guerre

Le pasteur Jean Jousselin, responsable de la "Maison Verte", une institution protestante installée dans le 18e arrondissement de Paris, assure un accueil et des activités pour les personnes âgées et les enfants. En 1943, devant les menaces qui pèsent de plus en plus sur leur existence, des familles juives demandent au pasteur de monter un séjour de vacances pour leurs enfants. Ainsi en juin, une première colonie de vacances est organisée au château de Cappy dans l'Oise. Les risques croissant sur Paris, il est décidé que les enfants ne retournent pas chez eux à l'issue du séjour. Le centre de vacances devient un lieu permanent de refuge pour échapper à la déportation. Les enfants peuvent être scolarisés à l'école de la commune : Verberie. En 1944, au moment de la Libération, 137 jeunes et quelques juifs adultes vivent à Cappy.

A la Libération, Le Comité Protestant des Colonies de Vacances se constitue en association pour pérenniser son action en direction des milieux défavorisés : organisation de clubs, présence sur les lieux où se réunissent les enfants ; de là se constituent les Jeunes Equipes d'Education Populaire. Au cours de cette même période, le 22 février 1945, le CPCV est reconnu en tant que mouvement de jeunesse et d'éducation populaire.

L’association a fonctionné avec des équipes locales en diverses régions mais néanmoins de façon centralisée jusqu’en 1978, date à laquelle fut adopté le principe d’une union d’associations régionales autonomes (toutefois, l’équipe alsacienne s’était, pour des motifs liés au droit local, déclarée comme association dès 1951).


De l’éducation populaire à la formation et l’éducation permanentes

Le CPCV Est a réellement développé ses activités au cours des années 80 – son numéro de déclaration d’existence/d’activité lui est attribué le 13/06/1984 –, en élargissant son champ initial de formation des animateurs de la jeunesse vers les formations préparatoires à des qualifications professionnelles qui ont pris ensuite une plus grande ampleur avec le dispositif du Crédit formation individualisé (1990-1992) et le programme PAQUE (1992-1994).

À la même période ont été menées des actions en direction des adultes pas ou peu qualifiés (actions de lutte contre l’illettrisme, ou de français langue étrangère). Celles-ci ont progressivement représenté une activité plus importante que les actions en direction des jeunes, compte tenu des orientations retenues par le Conseil régional à qui fut dévolue la compétence politique en matière de formation professionnelle initiale et continue.

Ainsi, une très grande partie de l’activité du CPCV Est a été constituée par des actions proposées en réponse à des appels d’offres publics (DRFP puis DRTEFP, ANPE désormais Pôle Emploi, OFII, Conseil régional, Conseil général désormais départemental).

Un changement important est intervenu également dans le champ des formations à l’animation jeunesse, celui de l’élargissement de formations qui s’adressaient auparavant uniquement à de futurs animateurs ou responsables d’accueils de loisirs bénévoles, à des formations professionnelles pour des animateurs salariés. La première promotion préparant le BEATEP (Brevet d’État d’Animateur Technicien de l’Éducation Populaire) au CPCV Est, date de 1999. Ce diplôme est ensuite devenu le BPJEPS (Brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport), préparé désormais en apprentissage dans le cadre d’un CFA hors les murs regroupant plusieurs organismes de formation de l’animation et du sport (FORM’AS créé en 2007).

 

2010-2013 : gestion de crise

La grande dépendance économique du CPCV Est à l’égard des programmes publics de formation et les réorientations opérées de ces financements réduisant la part des formations pour les publics les plus éloignés de l’emploi ont eu pour effet de mettre en péril la survie du CPCV Est.

Le siège social (acquis en 1989) fut vendu, un plan social conduisit au licenciement de la moitié des salariés permanents. Des locaux furent loués pour accueillir le siège, d’autres pour assurer les formations ou pour recevoir les publics bénéficiaires d’accompagnements d’insertion.

De nouveaux statuts furent adoptés qui prirent acte de la sécularisation dans laquelle le CPCV Est s’était engagé. Il n’y a plus de référence confessionnelle dans les statuts comme dans la déclinaison de l’acronyme (CPCV = Coordination pour Promouvoir Compétence et Volontariat).

 

Aujourd’hui

Le redéploiement du CPCV Est commence à devenir plus manifeste.

L’un des axes du rebond recherché repose sur notre engagement à développer les formations permettant aux publics que nous accompagnons depuis des années d’obtenir le CléA. Nous avons pour cela pu obtenir l’habilitation du COPANEF à travers notre appartenance au réseau des UROF.

Mais nous misons aussi sur un élargissement de notre audience en matière de formation à l’animation (volontaire et professionnelle) , en nous appuyant notamment sur le fait que FORM’AS devient désormais le CFA du sport et de l’animation pour toute la région Grand Est.

De même nous avons pu développer notablement nos interventions en matière d’accompagnement d’insertion et nous avons la volonté de conforter notre compétence dans ce champ.

Le CPCV Est a pu s’installer dans des locaux mieux adaptés, comportant aussi des salles de formation. Ce site présente l’intérêt de se trouver à l’entrée d’un quartier QPV où l’offre de formation est réduite.

 


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